Exercices

Auteurs: Chantal Balkowski, Mathieu Puech, Marie-France Landréa, Jérome Lamy

Ondes

Auteur: Chantal balkowski

L'astronome

illustrations/0000092.jpeg
Bibliothèque/Observatoire de Paris

exerciceExercice

Difficulté :   

Question 1)

Quelle sont les objets étudiés par les astronomes ?

Question 2)

Quel est le problème particulier qui se pose à l'astronome pour l'étude des astres ?


Caractéristiques d'une onde

exerciceExercice

Difficulté : ☆☆  

Question 1)

Quels sont les paramètres qui définissent une onde lumineuse ?

Donnez une définition de ces paramètres

Faites un graphique représentant une onde

Quelles sont les relations mathématiques entre ces paramètres ?

Question 2)

Donner la définition d’une onde électromagnétique.

Question 3)

Quelles sont les unités utilisées pour mesurer une longueur d’onde.

Question 4)

Que représente la fréquence d'une onde lumineuse ?

Quelle est l'unité de mesure de la fréquence ?

Question 5)

Calculer la fréquence nu correspondant à une longueur d’onde de lambda = 600 *nm

Exprimez le résultat en mètres


Spectre électromagnétique

exerciceÉtendue du domaine du rayonnement électromagnétique

Difficulté :   

Question 1)

Donner les différents domaines du spectre électromagnétique, faire un schéma en indiquant les longueurs d’onde correspondantes.

exerciceLongueurs d'ondes et observations

Difficulté : ☆☆  

Question 1)

Préciser les domaines de longueurs d’onde qui nécessitent des observations par satellite. Expliquer pourquoi.

Question 2)

Préciser les domaines de longueur d’onde accessibles depuis le sol

Question 3)

Expliquer l’intérêt d’observer le même objet à des longueurs d’onde différentes

Question 4)

Préciser quels sont les objets qui émettent le plus dans chaque domaine de longueur d’onde


Corps noir

planck2.png
CETI/Observatoire de Paris

qcmCorps noir

1)  Les astronomes appelle un objet "corps noir" :



exerciceExercice

Question 1)

Donner la définition d’un corps noir

Question 2)

Dans quel domaine de longueur d’onde un corps à une température de 5000 K émet il son maximum d’intensité?

Question 3)

Dans quel domaine un corps à température beaucoup plus basse émet-il son maximum ?

Question 4)

Même question pour un corps à température beaucoup plus élevée.


loi de Wien

Wilhem Wien découvrit en 1893, en étudiant les spectres émis par des corps noirs chauffés à différentes températures, la distrinution privilégiée de la lumière autour d''une longueur d'onde caractéristique (pic d'émissivité).

Plus la température est élevée, plus la longueur d'onde du pic d'émissivité est petit, plus la fréquence et l'énergie des photons est grande.

lambda_pic=2,90*10^(-3)/T

exerciceExercice

Question 1)

Quelle est la longueur d'onde du pic d'émissivité du corps humain de température 37 °C ?

exerciceExercice

Question 1)

Calculez la température de surface du Soleil, sachant que son pic d'émissivité est d'environ 500nm dans la partie du spectre correspondant à la lumire verte ?

Question 2)

Dans quelles autres longueurs d'onde le Soleil émet t'il ?

Question 3)

Pourquoi la lumière du Soleil nous parait elle blanche ?


Loi de Planck

La distribution spectrale de la lumière émise, ou absorbée, par un corps, totalement isolé et maintenau à température constante, ne dépend que de la température du corps. Un tel corps est connu sous le nom de "corps noir". Les lois caractérisant l'état de la lumière dans un corps noir ont été établies à la fois expérimentalement et théoriquement. Elles caractérisent la luminance spectrale énergétique de la source en fonction de la longueur d'onde, la longueur d'onde pour laquelle cette luminance est maximale et la puissance totale rayonnée dans toutes les longueurs d'onde. Chacune de ces grandeurs fait intervenir un seul paramètre physique qui est la température du corps noir.

La luminance spectrale ainsi définie ne dépend plus, pour un rayonnement de corps noir, que de la température T et de la longueur d'onde selon une loi établie par Planck et qui porte son nom :

Les courbes qui décrivent la lumière spectrale d'un corps noirs à différentes températures (en fonction de la longueur d'onde) ont toutes la même forme et sont "emboîtées" les unes dans les autres.

planck2.png
CETI/Observatoire de Paris

L_lambda=2*hc^2*lambda^(-5 )/(exp(h*c/k*lambda*T)-1)

exerciceExercice

Question 1)

Que décrit la loi de Planck ?


Codes de la lumière

exerciceCouleur apparente d'une étoile

Question 1)

Considérons que l'étoile observée est assez loin pour apparaître comme un point de lumière, qu'elle sera sa couleur apparente en fonction de sa température de surface, par exemple pour les températeures suivantes (T(K), exprimée en Kelvin):

  • 4 000
  • 5 000
  • 6 000
  • 15 000


Décalage des raies spectrales

Utilisez la calcultette "Calcotron" en haut de la fenêtre à gauche.

exerciceCalcul du décalage

Une source de lumière émet des photons, elle se déplace par rapport à l'observateur.

Question 1)

Calculez la valeur du décalage en longueur d'onde que l'on observe, dans le cas où la lumière émise est de 500 nm (nanomètres) et qu'elle s'éloigne de l'observateur à la vitesse de 6000 km/s. Le décalage est il vers le bleu ou vers le rouge ?

Question 2)

Calculez la valeur du décalage en longueur d'onde que l'on observe, dans le cas où la lumière émise à 500 nm se rapproche de l'observateur à la vitesse de 6000 km/s:.


Rayonnement

rappelLes lois de Kirchhoff appliquée à l'astrophysique

Le type de spectre (continu, raies d'émission, raies d'absorption) caractéristique d'une source correspondent aux conditions décrites par les lois de Kirchhoff (publiée en 1859 en collaboration avec Bunsen).

raies2.png
CETI/Observatoire de Paris

exerciceExercice

Difficulté : ☆☆☆  

Question 1)

Donner les lois de Kirchhoff.


Instruments


Des yeux artificiels

introductionCAPTER

L'astronomie peut être définie comme l'étude de la lumière qui nous vient du ciel. Les informations dont les astronomes disposent est principalement déduite de l'analyse de la lumière.

Pour analyser la lumière, il faut d'abord la capter.

Caractéristiques et fonctions des télescopes :

qcmDimension des télescopes

Quelle est la taille des plus grands télescopes actuels ?

Difficulté :   

1)  Diamètre des miroirs des 2 télescopes KECK ?



exerciceTélescopes de plus en plus grands

info sur la taille des télescopes : qu'est-ce qu'on appelle un eptit télescope

Question 1)

À quoi servent les petits télescopes ?

Question 2)

A quoi servent les télescopes de 4m depuis l’arrivée des 8 -10 m ?

Question 3)

Pourquoi utiliser des télescopes de plus en plus grands ?

exerciceGrands télescopes

Difficulté :   

Diamètre des miroirs ?

Question 1)

des 2 télescopes KECK ?

Question 2)

des 4 télescopes VLT

exerciceTypes de télescopes

Question 1)

Quel est le principal intérêt du télescope de Schmidt ?

exerciceTélescopes du futur

Question 1)

Pourquoi utiliser des télescopes de plus en plus grands ?

Question 2)

Citer cinq grands thèmes dans lesquels les nouveaux instruments permettront de progresser.

Question 3)

Dans les grands projets optiques au sol suivants : E-ELT, TMT, GMT ; quelles sont les tailles de miroirs primaires prévues ?

exerciceTechniques utilisées

rappel spectro ; spectro IR proche, moyen ; OA, interféreométrie …

Question 1)

A quoi sert l’optique adaptative ?

Question 2)

A quoi sert la spectrographie multi-objets ?

Question 3)

A quoi sert l’interférométrie ?

Question 4)

Quels nouveaux phénomènes ont été mis en évidence par les observations X ?


"Voir l'invisible"

exerciceExercice

Présentation différents observatoires et télescope : Observatoire de Haute Provence : site exoplanète de l'Observatoire de Paris, observatoire de Radioastronomie de Nançay

Question 1)

Citez une découverte majeure réalisée à partir d'observations au télescope de 1,93m de l'OHP ?

Question 2)

Expliquer quelles mesures spectrales ont permis la découverte.

Question 3)

Quels sont les avantages et les inconvénients des observations spatiales par rapport aux observations sol?

Question 4)

A quoi servent les radiotélescopes ?

Question 5)


Exercices Histoire

Auteur: Jérome Lamy

Vision du monde

Rappel sur les excentriques, épicycle et mettre le schéma

illustrations/epicycles-440.png
épicycles
Crédit : Bibliothèque de l'Observatoire de Paris
epicycledeferent.gif
Combinaison d'un cercle déférent et d'un épicycle (a). Mouvement de la planète P autour de la Terre (b). Parties 1, 2, 3, 4 du mouvement décrit en (b), tel qu'il serait vu depuis la Terre (c).
Crédit : Jérôme Lamy et Gilles Bessou Observatoire de Paris

exercicePoint équant

Difficulté : ☆☆  

Question 1)

Vous détaillerez brièvement la théorie des excentriques et des épicycles. Vous indiquerez en quoi l'introduction par Ptolémée du point équant constitue une "tricherie géniale" selon l'expression de Jean-Pierre Verdet.

exerciceUnivers

Difficulté : ☆☆  

Question 1)

Quelle est l’organisation de l’Univers chez Aristote ?

exerciceCondamnation

Difficulté : ☆☆  

Question 1)

Rappeler les circonstances (scientifiques, religieuses et politiques) de la condamnation de Galilée


La lunette

exerciceControverse

Difficulté : ☆☆  

Question 1)

Quels sont les reproches faits, par les autres savants, à Galilée au sujet de ses observations faites à l’aide de la lunette ?

exerciceArgumentation

Difficulté : ☆☆  

Question 1)

Vous détaillerez les premières observations de Galilée avec sa lunette. Vous indiquerez pour chacune d'elles en quoi elle constitue un argument en faveur du système copernicien.

exerciceDéduction

Difficulté : ☆☆  

Question 1)

Expliquez comment les observations de la Lune, des satellites de Jupiter et des taches solaires, faites par Galilée, lui permettent de défendre le système de Copernic


Observer en 1610

Nous allons utiliser le logiciel libre (opensource) Stellarium pour reproduire les observations de Galilée à padoue en 1610, à 19H.

observations-jupiter-Galilee.png
Dans son ouvrage le Sidereus Nuncius (Le Messager Céleste) publié en 1610, Galilée expose, sous la forme d’une narration accompagnée de dessins, qu’une lunette lui a permis d’observer jour après jour la planète Jupiter et son voisinage.
Crédit : UFE / Observatoire de Paris
Stellarium.png
Stellarium est un logiciel de planétarium open source et gratuit pour votre ordinateur. Il affiche un ciel réaliste en 3D, comme si vous le regardiez à l'oeil nu, aux jumelles ou avec un télescope.
Crédit : Stellarium
outils-Stellarium.png
Les outils de Stellarium en bas à gauche
illustrations/lieu-Stellarium.png
Choisir l'emplacement : "Padova
illustrations/date-Stellarium.png
Choisir la date du 7 Janvier 1610, 19H
recherche-Stellarium.png
Chercher Jupiter et centrer l'observation sur la planète
illustrations/Inversion-monture.png
Les outils de Stellarium en bas permettent d'arrêter/lancer le temps ; d'inverser la monture équatoriale/azimutale
illustrations/15-01-1610-Stellarium.png
Simulation d'une observation du ciel autour de Jupiter le 15 janvier 1610
Auteur: mfl

exerciceSatellites de Jupiter

Le récit commence la nuit du 7 janvier 1610 ; l’observation est faite depuis la ville de Padoue en Italie à 19H. Il explore le ciel aux abords de la planète. Jupiter est représenté par un cercle et ses satellites par des étoiles, "Ori" indique l'est et "Occ indique l'ouest.

Les jours suivants, Galilée continue à observer cette région du ciel et il comprend que les astres qu'il a pris pour des "étoiles" tournent autour de Jupiter comme la Lune tourne autour de la Terre.

Et le 13 Janvier, pour la première fois, il aperçoit quatre astres qu'il décrit comme des "petites étoiles"…

Question 1)

Faire le croquis comme Galilée des satellites de Jupiter et de Jupiter pour les observation des 7, 13 et 15 janvier

Question 2)

Pouquoi Galilée n'a t'il représenté que trois satellites sur son dessin du 7 janvier 1610 ?

Question 3)

Décrire les trajectoires de satellites vus de la Terre


TP - Ondes. Composition des galaxies

Auteur: Myriam Rodrigues

Qu'est-ce qu'une galaxie ?

Les galaxies sont des ensembles d’étoiles (entre 10 millions et 100 milliards), de gaz et de poussières.

Pour commencer observons la galaxie la plus proche de nous, notre propre Galaxie : La Voie Lactée. L’image ci-dessous est une photographie panoramique de la Voie Lactée. Les trois ingrédients composant les galaxies sont clairement visibles sur cette image.

Milky Way Galaxy
Milky-Way.png

Rappels de spectroscopie

Spectre d’émission - Considérons un nuage chaud et ténu d’hydrogène. Les atomes entrent en collision entre eux, et l’énergie des collisions peut transférer un électron vers un niveau d’énergie supérieur. En retombant l’électron émet un ou plusieurs photons de longueur d’onde propre à l’hydrogène. Dans le domaine visible, le résultat sera un spectre appelé spectre d'émission, car on y voit des raies d’émission.

Spectre thermalisé ou du corps noir - Contrairement au nuage ténu, un corps noir a une densité élevée. Avant de sortir du corps noir les photons créés par les atomes subissent de multiples collisions avec ceux-ci. Ceci a pour effet de redistribuer les photons sur toutes les longueurs d’ondes, donnant ainsi la distribution du corps noir. Lorsqu’on analyse le spectre d’un corps noir on obtient une bande continue de lumière allant du rouge au violet : c’est un spectre continu. Tous les objects en équilibre thermique, c’est à dire caractérisés par une température propre (comme les étoiles), ont une émission voisine de celle d’un corp noir.

Spectre en absorption - Il existe une troisième classe de spectres : les spectres d’absorption. Un spectre d’absorption se forme lorsqu’un faisceau de lumière continue passe par un nuage ténu et froid. Seuls les photons correspondant aux transitions permises sont absorbés par les atomes du nuage puis réémis dans diverses directions. On obtient un spectre continu (corps noir) avec des raies noires correspondant aux absorptions. Le spectre de la lumière solaire est un exemple de spectre d’ émission. Les raies d’absorption se forment quand la lumière du soleil passe les couches ténues de l’atmosphère solaire. On peut ainsi déterminer la composition chimique de l’atmosphère du Soleil.

Types de spectres
illustrations/raies2.png
Crédit : Observatoire de Paris

Composition des galaxies

exerciceQu'est-ce qu'une galaxie

Difficulté :   

Question 1)

En vous aidant de l’introduction, compléter le tableau suivant. Quels sont les objets astrophysiques responsables des différents types de spectres dans une galaxie ?

Spectre du corps noirRaies en émissionRaies en absorption
La lumière continue du spectre d'une galaxie provient … Les raies d'émissions observées dans le spectre d'une galaxie proviennent …Les raies d'absoption observées dans le spectre d'une galaxie proviennent essentiellement …


Spectre d'une galaxie

Le programme Spectrum Explorer permet d’afficher les spectres de divers objets astrophysiques (étoiles, nébuleuses, galaxies, etc..) en représentation 2D (l’image qui sort du spectrographe) et sa représentation en 1D.

Charger le programme Spectrum Explorer, sur le site Project LITE. Ce programme est libre et multiplateforme.

Chargement du spectre de NGC 5236

Spectrum Explorer pour afficher le spectre observé
illustrations/spex-1.jpg
Crédit : Project LITE Spectrum Explorer / Observatoire de Paris

Spectre en 2 dimensions

C’est l’image à la sortie du spectrographe. Le rectangle à droite represente la couleur l’objet vu sans spectrographe. Tout les pixels d’une même colonne ont la même longueur d’onde.

Spectre
ex-spectre-2D.jpg
Crédit : Project LITE Spectrum Explorer / Observatoire de Paris

Spectre en 1 dimension

C’est la représentation utilisée par les astronomes avec en abscisse la longeur d’onde en nanomètres et en ordonnée l’intensité de la lumière. Il est possible de changer l’unité en abscisse en fréquences ou énergie dans le menu plot. Rappel : λ=c/ν où λ est la longueur d’onde, ν la fréquence et c la vitesse de la lumière dans le vide.

Spectre 1D
illustrations/graphe-NGC5236.png
Crédit : Project LITE Spectrum Explorer / Observatoire de Paris

Étude du spectre d'une galaxie

Revenons au spectre de la galaxie NGC 5236 affiché à l'écran par Spectrum Explorer (spex_v3.jnlp)

exerciceExercice

Question 1)

Quel(s) type(s) de spectre(s) compose(nt) le spectre de NGC 5236 ?

exerciceExercice

Question 1)

Que peut on dire sur la composition de cette galaxie?


Composition en étoiles des galaxies

La couleur d’une galaxie est essentiellement due aux types d’étoiles la composant. En effet, le spectre continu et les raies d’abosrption d’une galaxie proviennent presque exclusivement de la lumière émise par ses étoiles. Ainsi, la lumière qui nous provient d’une galaxie est un mélange de tous les spectres de corps noir émis par les étoiles. En comparant le spectre d’une galaxie à celui d’une étoile, il est possible de trouver le type d’étoile qui la compose majoritairement.

Dans cette partie du TP nous allons comparer le spectre d’une galaxies spirale M33 et d’une galaxie elliptique NGC 4472 et en déduire le type d’étoiles qui les constituent.

m33
illustrations/m33.jpg
M33 Galaxie spirale
Crédit : APOD-NASA
NGC4472
NGC4472.png
NGC4472 Galaxie elliptique
Crédit : HST

exerciceComparaison de spectres de galaxies

Difficulté :   

Question 1)

À partir des images des deux galaxies nous pouvons constater que ces deux galaxies ont des couleurs trés différentes. La galaxie spirale est bleutée avec des zones rouge- rose (les nébuleuses d’émissions) alors que la galaxie elliptique est jaune-rouge. Qu'en est-il de leur spectre ?

Utilisez à nouveau le programme spex_v3.jnlp (Project LITE Spectrum Explorer) pour afficher les spectres des galaxies M33 et NGC4472.

Question 2)

Retrouvez-vous la différence de couleur visible sur l’image des galaxies au niveau de leur spectre ?

Question 3)

Remplir le tableau suivant à partir des informations de la figure H- R diagram


Exercices de Base

Auteurs: Mathieu Puech, Marie-France Landréa

Imagerie-Spetroscopie

images/dispersion-spectrale.png
Dispersion d'une source de lumière blanche (le Soliel), partie du spectre électromagnétique appelée "lumière visible".
Crédit : Mathieu PUECH / Observatoire de Paris
mosaique-CCD-CFHT.png
Dispersion d'une source de lumière blanche (le Soliel), partie du spectre électromagnétique appelée "lumière visible".
Crédit : Mathieu PUECH / Observatoire de Paris
CCD.png
CCD
Crédit : Mathieu PUECH / Observatoire de Paris
images/spectre-2D-1D.png
Crédit : Mathieu PUECH / Observatoire de Paris
images/spectre-cd-rom_CCD.png
Crédit : Mathieu PUECH / Observatoire de Paris
images/spectre-electromagnetique.png
Crédit : Mathieu PUECH / Observatoire de Paris
zone-champ-plat.png
La zone peinte en blanc sur le dôme peut servir à l'enregistrement de champ plat (source uniforme).
Crédit : ASM / Observatoire de Paris

En astronomie observationnelle, la réduction de données est très importante car elle permet de corriger des effets instrumentaux des images ou des spectres acquis pendant l'observation.

L'observation astronomique avec une caméra CCD implique 2 principales corrections : le champ plat et le courant d'obscurité.

Nous avons donc une expression mathématique pour calculer une image réduite, à partir d'une image brute ; soit l' équation de la réduction :

Image-Reduite = (Image-Brute) – (Champ-Obscurité)/ (Champ-Plat)

bibliographieObserver avec une caméra CCD


Spectroscopie


GIRAFFE

GIRAFFE est un spectrographe multi-objets qui permet l’observation simultanée de 130 objets. Il est monté sur l’un des foyers NASMYTH d’un des télescopes de 8m du VLT (ESO, Chili). Grâce au grand diamètre du VLT, les étoiles des galaxies du Groupe Local telles que celles du Petit Nuage de Magellan situées à 45000 pc de la Terre deviennent alors accessibles à l’observation.

Dans cette étude, des étoiles de magnitude en bande V entre 14 et 18 ont été observées, ce sont principalement des étoiles de type B dont certaines sont binaires spectroscopiques et d’autres Be (B+émission).

exerciceExercice

Pour réaliser l'exercice suivant vous allez utiliser le logiciel, opensource, de traitement et d'analyse d'images ImageJ et un fichier de données acquises au VLT avec le spectrographe GIRAFFE.

Télecharger le logiciel libre sur le site du Space Telescope Science Institute (STSC) ImageJ

Télécharger l'archive "vltbleu.zip", la décompacter et et Ouvrir le fichier « vltbleunoFF.fits », ce fichier a été corrigé du courant d’obscurité mais pas de la plage de lumière uniforme.

Pour faire apparaître les 130 spectres, vous aller utiliser les outils suivants :

  1. outil "ajustement de la dynamique de l’image"
  2. outil "ligne", pour tracer une coupe dans la longueur des sepctres
  3. outil "plot profile" pour afficher les spectres 1D. Déplacer la ligne et afficher plusieurs spectres. Comment apparaissent les spectres ?

Puis à l’aide de « plot profile » afficher les spectres. Déplacer la ligne et afficher plusieurs spectres.

Question 1)

Comment apparaissent les spectres ?

images/spectro-ImageJ.png
copie d'écran ImageJ, spectres affichés en 2D (image) et coupe1D (tracé graphique)
Crédit : UFE / Observatoire de Paris
GIR_Assembly2.jpg
Le spectrographe multi-objet GIRAFFE
Crédit : ESO
Spectro_GIRAFFE.jpg
Le spectrographe multi-objet GIRAFFE
Crédit : ESO

exerciceExercice

Ouvrir maintenant le fichier « vltbleuwithFF.fits », ce fichier a été corrigé en plus de la plage de lumière uniforme.

De même, faire des coupes, vérifier que les spectres sont maintenant corrigés de la signature instrumentale.

Dans quel sens la longueur d’onde croit (les raies principales sont celles d’hydrogène) ?

Question 1)

Dans quel sens la longueur d’onde croit (les raies principales sont celles d’hydrogène) ?

exerciceExercice

Les raies sont celles d’étoiles chaudes de température comprises entre 10000 et 35000K (Tsoleil : 6000K). La profondeur des raies varie suivant la température, la gravité de surface des étoiles et leur vitesse de rotation.

Question 1)

Identifier les raies : (hydrogène neutre : Hε, Hδ, Hγ ; Hélium neutre : HeI 4026, HeI 4120, HeI 4143, HeI 4388, HeI 4438, HeI 4471 ; Magnésium 1 fois ionisé : MgII 4481 ; les longueurs d’onde sont en angströms. )

Question 2)

Identifier des étoiles Be, celles-ci ont des raies d’émission qui se superposent aux raies d’absorption des étoiles B.


SPLAT

Quelques infos concernant la réduction de données en spectroscopie.

  1. Nous allons utiliser un logiciel orienté "spectres" : SPLAT. Vous le trouverez ici:

    http://astro.dur.ac.uk/~pdraper/splat/splat-vo/

    ainsi qu'un mode d'emploi (en anglais) :

    http://astro.dur.ac.uk/~pdraper/splat/sun243.htx/sun243.html

    Le menu "Operations". permet, entre autre d' afficher plusieurs spectres ensembles, choisir des symboles/couleurs … faire des opérations entre spectres (sauf la médiane malheureusement) ou entre un spectre et une constante …

  2. Calibrer en longuer d'onde : Menu "View" : sélectionner "View/modify spectra values" puis dans la fenêtre qui s'affiche, sélectionner dans "Operations" la fonction "Modify coordinates" (atttention à dé-sélectionner la case "Readonly" avant). Dans la fenêtre qui s'affiche, vous pouvez dans l'onglet "Linear" appliquer un "offset" (longueur d'onde du premier pixel à calculer à partir des fichiers de calibrations de Thorium) et un "scale factor", le nombre d'Ansgtrom par pixel de détecteur . Dans la fenêtre principale, dans le menu "View", sélectionner "view/modify spectral coordinates". Dans la nouvelle fenêtre, selectionner Units: Angstroms (ou autre) puis cliquer sur "Set". Le logiciel sait maintenant que l'axe des X est en A. Un nouveau spectre calibré en longeur d'onde est disponible dans la fenêtre principale.

  3. Superposer un atlas de raies à un spectre : Dans le menu "Options", sélectionner "Line identifiers" puis les catalogues "Optical_absorption_lines" et "Optical_emission_lines" (ou autre, à vous de tester !). Afficher un spectre puis dans la fenêtre principale, panneau de droite cliquer sur la boite "Displayed" pour superposer les catalogues de raies.

    Quelques précisions sur le processus de réduction : un spectre de tungstène permet de calculer le flat. Il suffit de soustraire le biais (ou offset) et de normaliser (diviser par la valeur max)... et donc FLAT=(TUNGSTENE-OFFSET)/MAX(TUNGSTENE-OFFSET)


Étoile binaire


Étoile binaire Hip06999

images/Hip06999-brute.jpg
Image brute : étoile double Hip06999, observée à l'OHP (Observatoire de Haute Provence)
Crédit : Audrey DELSANTI / Observatoire de Paris
images/get-preview-img-1.py.jpeg
L'étoile double Hip 06999, sur le portail du CDS (Centre de Données astronomiques de Strasbourg)
Crédit : Audrey DELSANTI / Observatoire de Paris
Auteurs: Audrey Delsanti, Marie-France Landréa

exerciceExercice

Difficulté : ☆☆  

L'objectif de cet exercice est d'approcher de façon simplifiée le traitement des données obtenues par l'observation de l'étoile Hip06999. Donc de "réduire l'image numérique" Hip06999-brute.jpg correspondante.

Cette image est brute (par opposition à réduite, sur laquelle aucune correction n'a été encore effectuée).

Question 1)
  • Téléchargez sur votre poste de travail le fichier archive Hip06999.zip. Décompressez-le. Il contient les fichiers de travail :

    • l'image brute Hip06999-brute.jpg,
    • du champ plat flat.jpg,
    • du champ d'obscurité dark.jpg
  • Ouvrez les fichiers flat.jpg et dark.jpg, respectivement champ plat et champ d'obscurité, utilisez les outils de l'application ImageJ pour obtenir l'image réduite de cette étoile binaire en appliquant l'équation de la réduction ci-dessus.

    Vous pouvez télécharger le logiciel opensource et multiplateforme ImageJ à l'adresse : http://rsbweb.nih.gov/ij/download.html

    menu Process > Image Calculator ...
  • Attention : pour mieux visualiser le résultat :

    • réhaussez le contraste :

      Process > Enhance Contrast
    • aidez-vous des LUT's (look up Tables : tables de couleurs).

      menu Image > Lookup Tables ...

      , ou bien dans la barre des outils : l'outil LUT 4

Comparer l'image brute et l'image réduite.

bibliographieCompléments de Physique : Optique


Traitement des données

Auteurs: Mathieu Puech, Marie-France Landréa

Le site

prerequisPrérequis

illustrations/video-mathieu-puech.png
Campagne d'observation de l'astronome, Mathieu Puech, à l'Observatoire de Haute Provence (OHP)
OHP-T80.jpg
Télescope de 80cm (T80) de l'OHP
Crédit : mfl / Observatoire de Paris
illustrations/prerequis-IJ.001-001.png
Télécharger et installer le logiciel opensource ImageJ et les plugins StackReg et TurboReg
Crédit : mfl/Observatoire de Paris
ImageJ.png
Logiciel opensource ImageJ. Copie d'écran : menus, boutons d'action …
Crédit : mfl/Observatoire de Paris
dossier-ImageJ.png
Logiciel opensource ImageJ. Copie d'écran : contenu du dossier ImageJ après installation sur votre ordinateur.
Crédit : mfl/Observatoire de Paris
illustrations/mesure-signal.png
Calibrer le capteur de l'instrument d'observation.
Crédit : Mathieu Puech / Observatoire de Paris
OHP-T80-trousse-outils.jpg
Trousse à outils au T80 de l'OHP !
Crédit : mfl / Observatoire de Paris

Pour suivre "pas à pas" le déroulement de l'opération de réduction des données de M57, suivez la procédure dans la vidéo "De l'image numérique aux données scientifiques", au chapitre "Application : réduction de données" (à la minute 8:40 de la vidéo)

Vous pouvez également télécharger la vidéo "De l'image numérique aux données scientifiques", au format QuickTime, (application.mov) : avec le lecteur QuickTime vous aurez accès à la vidéo chapitrée.

ensavoirplusDocumentations associées :


La cible

illustrations/cible-M57.png
La cible : M57, quelques données
Crédit : Yves Kazulny - extrait du rapport de stage d'observation
illustrations/cible-position.png
La cible : M57, position dans le ciel le jour de l'observation
Crédit : Yves Kazulny - extrait du rapport de stage d'observation

La réduction des données d'observation de la nébuleuse de la Lyre (M57), acquises en août 2011 à l'Observatoire de Hautre Provence est réalisée avec le logiciel opensource ImageJ.

Nous allons :

  1. inspecter visuellement des calibrations et des images brutes
  2. produire des master dark
  3. produire des master flat
  4. soustraire le biais (offset) des images brutes et corriger le flat
  5. aligner les images réduites
  6. combiner les images réduites

On ne montre, dans la vidéo, la manipulation que sur un des filtres (le travail de réduction, dans la réalité est à effectuer sur chacun des filtres utilisés pour les observations).

Voir le déroulement de la calibration de M57 sur la vidéo : format application.mov ou application.mp4 , le chapitre correspondant aux procédures de réduction de m57 à l'aide du logiciel ImageJ commence au temps t= 8:40 mn.


Calibrer "pas à pas"


Courant d'obscurité maître

dark1.jpg
Exemple d'image de courant d'obscurité (dark)
Crédit : Mathieu Puech / Observatoire de Paris
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Exemple d'image de courant d'obscurité (dark)
Crédit : Mathieu Puech / Observatoire de Paris
import-sequence-ImageJ.png
Utiliser le logiciel de traitement des données ImageJ. Importer dans une pile d'images (Stack) les images de courant d'obscurité (dark) prisent aux télescope. On crée ainsi un cube de données.
Crédit : mfl / Observatoire de Paris

La première étape de la réduction consiste à préparer une image appelée "master-dark".

Nous allons tout d'abord ouvrir l'ensemble des images de calibration prises au télescope pour mesurer le courant d’obscurité : cliquer sur le menu FILE puis sélectionner IMPORT et IMAGE SEQUENCE. Apres s’être assuré que l’on se trouve bien dans le répertoire contenant les données de calibration, il est possible d’entrer une chaîne de caractère contenue dans le nom de toutes les images de courant d‘obscurité, dans notre exemple, « r_45dark », ce qui permet d’ouvrir toutes les images dont le nom contient cette chaîne de caractère en une seule opération.

Le logiciel ouvre toutes les images de courant d'obscurité et les place dans une pile d'images ou STACK, que l’on peut facilement inspecter visuellement grâce au curseur situé en bas de la fenêtre. Dans notre exemple, trois images de courant d’obscurité ont été realisées.

Nous allons répéter la même opération et ouvrir une deuxième pile contenant les mêmes images, que nous allons utiliser pour effectuer quelques tests simples et vérifier qu’elles sont utilisables pour la réduction des données. Nous utiliserons la pile de gauche pour traiter les données prises au télescope, alors que la pile de droite va nous servir à faire nos tests de vérification.


Analyse statistique

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Crédit : Mathieu Puech / Observatoire de Paris
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Pour calculer l'image de courant d'obscurité maître (master dark), utilisons l'outils de mesures statistiques du logiciel ImageJ sur chacune des images. Nous vérifions ainsi que les images de courant d'obscurité sont toutes utilisables.
Crédit : mfl/Observatoire de Paris
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Le menu MEASURE STACK d'ImageJ, calcule sur chacune des images de la pile : la médiane, la déviation standard …
Crédit : mfl/Observatoire de Paris

Optimiser le contraste des images de courant d’obscurité afin de vérifier qu’elles ne contiennent pas de défauts importants. Pour cela, cliquer sur PROCESS et ENHANCE CONSTRAST puis normaliser toutes les images en même temps. Cette opération révèle le bruit de photon sur chacune des images. En les inspectant tour à tour, on constate qu’il n’y a pas de différence notable sur l’aspect général du bruit entre les images, ni d’image avec un défaut particulier qui devrait être retirée de la pile.

Vérifier cela quantitativement : cliquer sur PLUGINS, STACKS et MEASURE STACK. Quelques éléments statistiques s’affichent : on peut constater que toutes les images ont à peu près la même valeur moyenne et déviation standard, ce qui confirme qu’il n’y a pas de défauts particuliers.

Répétons la même opération sur les images qui n’ont pas été optimisées en contraste. Nous constatons que la valeur moyenne des images ainsi que leur déviation standard sont beaucoup plus petites que dans les images optimisées en constraste. Ce qui signifie que cette opération modifie les données.

Il faudra donc faire attention à utiliser des images qui n’ont pas été modifiées pour effectuer la réduction des données, sinon le résultat sera fausse par cette manipulation.


Master dark

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Calcul sur l'ensemble des données des images de la pile (stack), par projection en Z (dans le cube de données)
Crédit : mfl / Observatoire de Paris
median.png
Calcul de l'image médiane des images de courant d'obscurité.
Crédit : mfl / Observatoire de Paris

Nous pouvons maintenant construire une image de courant d'obscurité maître ou master-dark.

Pour cela cliquer sur IMAGE, STACKS et ZPROJECT. Vérifier que la méthode de combinaison est bien la médiane : le logiciel va calculer l’image médiane des trois images de courant d’obscurité et l’afficher. Cliquer à nouveau sur ANALYZE et MEASURE : nous voyons que la nouvelle image est bien représentative de la moyenne entre les images individuelles et que sa dispersion standard a diminue, ce qui montre que le bruit de photon a bien été diminue par cette opération. Plus il y a d’images individuelles, plus la réduction du bruit sera efficace. Dans cet exemple seulement trois images ont été prises, ce qui limite la réduction de bruit.

Nous devons maintenant sauvegarder notre image de courant d’obscurité maître en cliquant sur FILE SAVE AS et FITS. La réduction peut être un processus mettant en jeu de nombreux fichiers différents et il est important de bien classer ses fichiers. Dans cet exemple nous mettrons tous les fichiers produits dans un dossier appele RESULTS pour les distinguer des fichiers correspondants aux images prises au télescope. Il est egalement important d’utiliser des noms de fichier explicites ce qui aidera par la suite à ne pas confondre les différentes images.


Plage de Lumière Uniforme maître

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Calcul de l'image de champ plat maître (PLU maître, ou master flat)
Crédit : mfl / Observatoire de Paris

La deuxième étape consiste à construire l’image de champ plat maître ou "master-flat". Comme dans la première étape, nous allons ouvrir l'ensemble des images de champ plat prises au télescope : cliquer sur le menu FILE puis sélectionner IMPORT et IMAGE SEQUENCE.

Apres s’être assuré que l’on se trouve bien dans le répertoire contenant les données de calibration : entrer une chaine de caractère contenue dans le nom de toutes les images de champ plat. Dans notre exemple, « flat_R ». Toutes les images de champ plat sont ouvertes dans une pile. Nous voyons dans notre exemple que dix images de champ plat ont été réalisées.

Nous allons ouvrir une deuxième pile contenant les mêmes images pour les inspecter. Sans modifier les images de la première pile qui seront utilisées pour la réduction proprement dite. Nous allons commencer par optimiser le contraste des images afin de vérifier qu’elles ne contiennent pas de défauts importants : cliquer sur PROCESS et ENHANCE CONSTRAST puis normaliser toutes les images en même temps.

En les inspectant tour à tour, on constate qu’il n’y a pas de différence notable sur l’aspect général des images, ni d’image avec un défaut particulier qui devrait être retirée de la pile. Nous voyons clairement apparaitre plusieurs types de défauts :

Les anneaux sombres sont dûs à des poussières qui se trouvent sur les différents éléments optiques du télescopes ou de l’instrument. Nous voyons aussi des gradients de lumière en arrière plan qui peuvent être dus à des effets de vignettages, c'est-à-dire d’ombre ; ou aux pixels du détecteur qui réagissent de manière différente à une même intensité de lumière. Enfin, certaines lignes du détecteur sont défectueuses et ne permettent plus de transférer le signal correctement. Elles apparaissent sous la forme de lignes blanches ou noires.


Master Flat

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Menu STACK et ZPROJECT
Crédit : mfl/Observatoire de Paris
mediane.png
Menu STACK et ZPROJECT
Crédit : mfl/Observatoire de Paris
image-calculator.png
Pour effecteur des calculs entre images : Menu IMAGE CALCULATOR …
Crédit : mfl/Observatoire de Paris

Nous pouvons maintenant construire une image de champ plat maître ou master-flat. Pour cela cliquer sur IMAGE, STACKS et ZPROJECT. Verifier à nouveau que la méthode de combinaison est bien la médiane : le logiciel va calculer l’image médiane des dix images de courant d’obscurité et l’afficher. Il est important de ne pas oublier que la mesure de champ plat contient également le courant d’obscurité qu’il faut donc retirer.

Pour cela cliquer sur PROCESS et IMAGE CALCULATOR. Sélectionner l’image médiane que nous venons de calculer et soustraire l’image de courant d’obscurité maître. Nous devons maintenant normaliser cette image à 1 :

Entrer la valeur maximale mesurée à l’étape précédente et valider. L’image de champ plat maître est prête.

Pour la sauvegarder, cliquer sur FILE SAVE AS et FITS.

Prenez garde à bien sauvegarder cette image dans le bon répertoire à lui donner un nom de fichier explicite. Nous pouvons maintenant fermer les fenêtres devenues inutiles pour la suite des opérations pour nous préparer à la réduction proprement dite.


"Réduire" les images


Réduction

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Calcul de l'image réduite, à partir de l'image brute et des master dark et master flat, à l'aide d'ImageJ et selon l'équation de la réduction
Crédit : mfl/Observatoire de Paris

Le processus de réduction peut se résumer en une équation trés simple appelée "Équation fondamentale de la réduction" : ImageRéduite=(ImageObservée-ImageDeCourantObscurité)/ImagedeChampPlat

Étape de réduction proprement dite

Commencer par ouvrir l’image scientifique brute à réduire en cliquant sur FILE et OPEN. Revenir au répertoire où se trouvent les données collectées au télescope et sélectionner l’image à traiter.


Appliquer l'équation de la réduction

image-calculator.png
Menus PROCESS et IMAGE CALCULATOR … pour effectuer les opérations de l'équation de la réduction :
Crédit : mfl/Observatoire de Paris
illustrations/equation-reduction.png
Menus PROCESS et IMAGE CALCULATOR … pour effectuer les opérations de l'équation de la réduction :
soustraire-dark.png
Soustraite de l'image brute, le master dark (image de courant d'obscurité maître)
Crédit : mfl/Observatoire de Paris
diviser-plu.png
Diviser le résultat précédent par la master flat (image de champ plat maître)
Crédit : mfl/Observatoire de Paris

Cliquer sur PROCESS et IMAGE CALCULATOR.

L’image réduite s’affiche. Fermer à nouveau le résultat intermédiaire précédent pour éviter toute confusion. Nous pouvons également fermer les images de calibration maître, sauf si d’autres images dans la même bande doivent être réduites.


Image scientifique

distance-M57.png
Mesure de la distance entre la naine blanche centrale et l'enveloppe de gaz qui l'entoure
Crédit : Mathieu Puech / Observatoire de Paris
filtre-B.png
En observant l'enveloppe de gaz de M57 avec un filtre bleu, on voit la distribution du gaz oxygène ionisé
Crédit : Mathieu Puech / Observatoire de Paris
filtre-R.png
En observant l'enveloppe de gaz de M57 avec un filtre rouge, on voit la distribution du gaz hydrogène ionisé
Crédit : Mathieu Puech / Observatoire de Paris
analyse-3.png
Crédit : Mathieu Puech / Observatoire de Paris

Nous avons maintenant une image scientifique réduite qui a été corrigée des défauts du détecteur et de l’instrument. Elle est prête à être exploitée scientifiquement.

Pour cela nous devons la sauvegarder en cliquant sur FILE SAVE AS puis FITS. Penser a nouveau a bien sauvegarder cette image dans le bon répertoire a lui donner un nom de fichier explicite.


Trichromie


Image couleur

alignement-image-stackreg.png
Alignement des images réduites dans chacunes des bandes (filtres) grace au plugin StackReg, d'ImageJ
Crédit : Mathieu Puech / Observatoire de Paris
combinaison-image-ImageJ.png
Combinaison des images réduites dans chacune des bandes (filtres) Rouge, Bleu, Visible
Crédit : Mathieu Puech / Observatoire de Paris
illustrations/Composite-m57-T80.png
Aprés réduction des données et création de l'image composite : M57 observée au T80
Crédit : Mathieu Puech / Observatoire de Paris
illustrations/filtre-bayer.png
Crédit : Mathieu Puech / Observatoire de Paris
alignement-image-stackreg.png
Pour réaligner les images de la pile, menu PLUGIN et STACKREG
Crédit : mfl/Observatoire de Paris

Nous avons vu comment réduire l’image brute d’un objet dans une bande d’observation donnée. Nous allons maintenant voir comment combiner différentes bandes pour former une image couleur en trois bandes.

Trichromie sur M57

Cliquer sur FILE, IMPORT et IMAGE SEQUENCE pour ouvrir les images de l'objet observé dans différentes bandes.

Jusqu'à présent nous avons réduit ensemble l’image de M57 en bande R, nous avons préparé les images scientifiques réduites de M57 dans les bandes B et V en suivant la même méthode.

Les images réduites de M57 en bandes B, R et V s’affichent dans une même pile que nous pouvons inspecter visuellement. Nous constatons que les 3 images ne sont pas correctement alignées : les étoiles présentent dans le champ apparaissent a différentes positions sur chacune des images de la pile. Il faut donc tout d’abord réaligner les trois images.

Aligner les images

Cliquer sur PLUGINS, STACKREG et a nouveau STACKREG, sélectionner une transformation par translation qui donne les meilleures résultats. Le logiciel réaligne automatiquement les images. Si nous inspectons à nouveau la pile, les étoiles apparaissent maintenant à la même position sur l’image.

Combiner les images

Nous allons maintenant pouvoir combiner les trois images (en associant un canal de couleur (R,V (comme Vert) et B) à un filtre (filtre bande B, R et V comme Visible) :


Vraies/Fausses couleurs

illustrations/couleur.png
Crédit : Mathieu Puech / Observatoire de Paris
M57-Hubble.png
Pour réaligner les images de la pile, menu PLUGIN et STACKREG
Crédit : HST (Hubble Space Telescope)
illustrations/M57-HST-Subaru-SS.jpg
Crédit : STScI/NASA

bibliographiePlus d'images de M57 …

remarqueQuestion de codage

Noter que dans cet exemple, les trois filtres correspondent aux couleurs primaires ce qui permet de faire une synthèse additive des couleurs et ainsi reproduire une véritable image couleur qui reproduit l’objet quasiment comme notre œil "le verrait".

Rien n’empêche d’associer aux trois cannaux de couleur des filtres différents correspondants à des rayonnements qui peuvent même être invisibles à l’œil et produire ainsi des images en fausses couleurs. Les images que l’on voit dans les magazines ne sont donc pas forcément réalistes !


Réponses aux QCM

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QCM 'Corps noir'

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QCM 'Dimension des télescopes'


Réponses aux exercices

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Exercice


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Exercice 'Longueurs d'ondes et observations'


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