| |||||||||||||||||||||||||
La détection directe consiste à prendre une image globale (ou partielle) du système planétaire, où la planète apparaît comme un point. C'est de loin la méthode la plus riche et la plus prometteuse. Elle permet en effet d'avoir accès à de nombreuses propriétés des planètes. Flux réfléchi - Flux thermiqueIl y a deux régimes différents par lesquels ont peut recevoir la lumière émanant d'une planète:
Un paramètre crucial est le rapport de flux planète/étoile.
Le flux thermique dépend de la température de la planète. Si l'on néglige les sources de chaleur interne, cette température est fournie par le flux incident de l'étoile qui chauffe la planète. Elle est donnée par On remarque que, aussi bien dans le régime thermique que dans le régime réfléchi, le rapport de flux planète/étoile est extrêmement faible. Comme par ailleurs la planète est, vue par l'observateur, très proche de son étoile, ce dernier est "ébloui" par l'étoile au détriment de la planète. La réponse à cet inconvénient consiste à amoindrir fortement le flux de l'étoile sans amoindrir celui de la planète. Il y a pour cela deux techniques: la coronographie et l'extinction interférométrique de l'étoile. CoronographieCette technique consiste, de façon simplifiée, à cacher l'étoile par une pastille (masque coronographique) dans le plan de l'image (sans cacher la planète). Extinction interférométriqueOn peut aussi amoindrir le flux d'une étoile dans un interféromètre constitué d'au moins 2 miroirs. On fait interférer "négativement" le flux stellaire passant l'un des miroirs avec celui passant par un autre miroir. Cette interférence destructive éteint l'étoile. On peut arranger la configuration de l'interféromètre pour que le flux issu de la planète ne soit pas éteint. En effet, comme les rayons lumineux issus de la planète viennent d'une direction légèrement différente de celle de l'étoile, le chemin parcouru par ces rayons n'est pas le même. |
|||||||||||||||||||||||||