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Premières observations

Auteur: Jérôme Lamy
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Galilée présente sa lunette à Venise
Crédit : Danielle Briot - Collection particulière

Les premières observations astronomiques de Galilée se déroulent entre 1609 et 1610.

Galilée constate que la surface de la Lune n’est pas rigoureusement sphérique : elle est accidentée, non uniforme et par conséquent ressemble à la surface de la Terre. Ceci remet en cause la thèse Aristotélicienne de la perfection céleste (cette perfection devait se traduire par la forme parfaitement sphérique des astres) et de la division entre un monde sublunaire imparfait et un monde supralunaire incorruptible. 

Galilée parvient à observer les satellites de Jupiter. La toute première découverte date du 7 janvier 1610 ; durant une observation de Jupiter, Galilée voit trois astres nouveaux dans le voisinage de la planète. Le jour suivant il retrouve les 3 astres dans une position différente. Le 11 janvier il ne voit plus que 2 astres et le 14, il en observe 4.

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Dans son ouvrage le Sidereus Nuncius (Le Messager Céleste) publié en 1610, Galilée expose, sous la forme d’une narration accompagnée de dessins, qu’une lunette lui a permis d’observer jour après jour la planète Jupiter et son voisinage. Le récit commence la nuit du 7 janvier 1610 ; l’observation est faite depuis la ville de Padoue en Italie à 19H. Il explore le ciel aux abords de la planète. Jupiter est représenté par un cercle et ses satellites par des étoiles.
Crédit : UFE / Observatoire de Paris

Sa conviction est faite : ce sont des astres errants, en révolution autour de Jupiter, ce sont des satellites de Jupiter. C’est une importante objection anticopernicienne qui tombe : les opposants au chanoine polonais remarquaient que si tous les astres tournaient autour du Soleil, on ne comprenait pas pourquoi la Lune ferait exception en tournant autour de la Terre. La situation change évidemment avec la découverte des satellites de Jupiter.

Plus généralement encore, cette observation montre qu’il n’y a pas qu’un seul centre de rotation dans l’univers. Galilée baptise ces satellites de Jupiter, planètes médicéennes en l’honneur du Grand Duc de Toscane, Cosme II de Médicis (et de ses trois frères) au service duquel il espère être engagé.

Galilée découvre que certaines étoiles ne sont pas visibles à l’œil nu. À travers la lunette, les étoiles demeurent des sources lumineuses ponctuelles, alors que les planètes se présentent l’aspect d’un petit disque.

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