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La position initiale de l'Église catholique

Auteur: Jérôme Lamy
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Pape Paul V (pontife de 1605 à 1621). Le Saint-Office à Rome se penche sur les activités de Galilée en 1615. Le "De Revolutionibu" de Copernic est mis à l'index en 1615. Le pape Paul V convoque Galilée à Rome et lui demande de ne pas diffuser les thèses du chanoine polonais, ce que l'astronome italien va faire pendant sept ans.
Crédit : DP- Wikipédia

A la Fin du 17e siècle, l’Église catholique n’avait toujours pas adopté de position tranchée sur le système héliocentrique. Elle avait au contraire adopté un point de vue très subtil permettant de concilier modernité et tradition.

L’Eglise maintient une distinction claire entre la réalité et les constructions mathématiques destinées uniquement à décrire les faits observés et non la réalité. Cette distinction préservait les théories d’Aristote (conformes aux Ecritures) tout en permettant un progrès scientifique relatif.

L’Eglise établit aussi une hiérarchie de fait entre la physique (philosophie naturelle) qui étudiait la réalité et les mathématiques qui élaboraient des modèles pour décrire les seuls faits observés.

Officiellement, la théorie de Copernic n’était donc qu’un simple modèle mathématique sans rapport avec la réalité. Ce point de vue semblait d’ailleurs partagé par l’éditeur de Copernic. Osiander avait rédigé une préface qui réduisait le système de Copernic à une simple spéculation mathématique. Jugé inoffensif le nouveau système (dont la complexité pouvait être décourageante), a même été présenté aux étudiants de certaines universités catholiques.

bibliographieDe Revolutionibus Orbium Coelestium

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