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portée révolutionnaire

Auteur: Jérôme Lamy
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Galilée présente sa lunette à Venis
Crédit : Danielle briot - collection particulière

Très vite, Galilée se rend compte de la portée révolutionnaire de ses premières observations. Il se rend à Venise en janvier 1610 pour y faire imprimer sans délai un opuscule qui présente ses travaux. Le 12 mars 1610 paraît donc le Siderius Nuncius (Le Messager céleste). L’ouvrage est rédigé en latin car il est destiné à la communauté scientifique.

Galilée poursuit ses observations astronomiques sur un rythme accéléré. Il observe notamment l’étrange aspect de Saturne (la plus éloignée des planètes alors connues) qui paraissait –dans les lunettes de l’époque- être constituée par trois étoiles.

Dans le même temps il découvre les phases de Vénus parfaitement semblables à celles de la Lune. Le temps semble lui manquer pour donner à ces découvertes une forme rigoureusement scientifique. Galilée communique donc (à Johannes Kepler et à Julien de Médicis) ses découvertes sous la forme d’anagrammes.

C’est là un moyen de s’assurer la priorité de ses observations tout en différent leur exposé complet et en se donnant le temps de les affiner et de les contrôler. Le procédé était propre aussi à augmenter l’impact des découvertes en les entourant de mystère, en mettant à l’œuvre l’ingéniosité en piquant la curiosité et suscitant le désir de voir dévoilés à la fois le sens du message et une partie inconnue du monde.

Les anagrammes concernant Saturne et Vénus étaient ainsi conçus :

Anagrammes

« Salve umbistineum geminatum Martias » Salut descendance de Mars au double nombril

« Altissimum planetam tergeminum observavi » J’ai observé une planète très lointaine et composée de trois parties

« Haec immatura e me iam frustra leguntur o y » En vain j’ai cueilli ces fruits verts (plus les voyelles o et y)

« Cynthiae figuras aemulatur mater amorum » La mère des amours imite les phases de la lune

Galilée, Œuvres complètes, T. X, p. 474.

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