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Taches Solaires

Auteur: Jérôme Lamy
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Taches solaires observées par Galilée en 1610
Crédit : Bibliothèque / Observatoire de Paris

Galilée découvre également les taches solaires et observe leur changement de forme. Il convient de noter que Galilée n’est pas le premier à observer les taches solaires, ni même à affirmer qu’elles ne sont pas des obstacles interposés entre nous et le Soleil, mais qu’elles appartiennent au corps même de l’astre. Au moins trois astronomes l’ont légèrement devancé : Thomas Harriot (1560-1621), Christophe Scheiner (1575-1650) et Johann Fabricius (1587-1615). Il est probable que la priorité des observations revienne à Harriot, mais Fabricius est le premier à publier et à donner une interprétation correcte du phénomène : la préface de son opuscule sur les taches solaires est datée du 13 juin 1611, et le livre est imprimé à l’automne de la même année ; puis viennent les Lettres sur les taches solaires de Scheiner, puis celle de Galilée, publiées en 1613.

Il n’en demeure pas moins que la rigueur et la clarté de la démonstration de la nature solaire des taches présentée par Galilée font des Lettres concernant les taches solaires un des meilleurs écrits du physicien. Galilée y prouve notamment que les taches ne peuvent être dues à des petites planètes (comme le pensait Scheiner) mais qu’elles sont sinon à la surface même du Soleil, en tout cas très près de celle-ci, comme on peut s’en convaincre en les observant accompagner le Soleil dans sa rotation, changer progressivement de forme s’amenuiser – par un effet de perspective - avant de disparaître derrière l’astre.

C’est dans ces Lettres que Galilée affiche pour la première fois par écrit ses convictions héliocentriqueshéliocentriques.

Une nouvelle fois, le monde céleste n’est pas immuable et connaît des changements, des évolutions. Aristote et les Écritures peuvent être mis en défaut. Rien ne s’oppose donc à l’adoption du système de Copernic.

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