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- Histoire de l'Astronomie

Controverses

Plusieurs savants refusaient d'accorder le moindre crédit aux découvertes effectuées grâce à la lunette. C'est notamment le cas d'un aristotélicien qui avait côtoyé Galilée à Padoue, Cesare Cremonini (v. 1550-1631). Nous connaissons sa réaction grâce à une lettre, de juillet 1611, d'un ami commun de Galilée et de Cremonini, Paolo Gualdo. Ce dernier indique à Galilée qu'il s'est récemment rendu chez Cremonini et qu'il lui a demandé si, dans son prochain ouvrage, il évoquerait les observations de Galilée. La réaction de Cremonini est sèche et sans appel : « je ne fais aucune allusion à ses récentes observations. (...) Il suffit, je ne veux plus en entendre parler ».

Un des opposants à ces découvertes de Galilée est Antonio Magini (1555-1617), titulaire de la chaire de mathématiques de l'Université de Bologne. Galilée souhaite convaincre son collègue et pour cela se rend à Bologne. Martin Horky de Lochovic qui est présent relate la démonstration de Galilée. Il assure qu'après un usage long et répété, il a constaté que « pour les objets terrestres, la lunette fait merveille. Pour les objets célestes, elle se trompe, car certaines étoiles fixes y apparaissent doubles. Je peux produire les témoignages d'hommes très distingués et de savants les plus connus (...) tous ont avoué que l'instrument de Galilée donne une vision fausse. Mais Galilée garda le silence, et le 26 il prit tristement congé de l'illustrissime Dr Magini ».

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Le père Clavius (1537-1612), professeur de mathématiques au Collège romain et autorité scientifique de premier plan, assure, dans un premier temps, que les découvertes de Galilée ne sont que le produit d'illusions créées par les lentilles.

Par la suite Clavius et Magini feront amende honorable. Ils reconnaîtront la validité des observations de Galilée ainsi que les qualités de la lunette.

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